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De débuts difficiles à donneuse de lait maternel

Au moment où j’ai commencé à annoncer à mon entourage que j’étais enceinte, il nouvelle question a fait apparition dans ma vie et je vous avoue que pour moi c’était une question très étrange.


Les gens me demandaient si j’allais allaiter.

Personne ne me demande si je vais me nourrir avec une cuillère ou une fourchette. Alors pourquoi me demande-t-on si mon bébé va boire au biberon ou à mon sein?


En fait, même moi je ne savais pas.


Comment puis-je savoir si mon bébé va avoir une bonne prise au sein? Si je vais avoir une bonne production de lait? Si je vais aimer l’allaitement ou si je vais trouver que c’est un fardeau à ma vie (car il ne faut pas avoir peur de le dire, c’est effectivement une grosse tâche que l’on s’ajoute sur les épaules)?


Donc, je me suis dit que j’étais pour y aller une étape à la fois, comme je l’ai si bien appris à travers ma thérapie pour l’anxiété.

Je ne me suis donc mis aucune pression et j’ai décidé d’y aller comme la vie allait en décider.


Les mois ont coulé, Bébé est arrivé et on a continué de me poser la question, mais la formulation avait plutôt changé pour « Allaites-tu? ». Alors tout comme la question, ma réponse a évolué.


D’abord, j’ai répondu que j’étais pour essayer de donner le colostrum à l’hôpital. À la première tétée, j’ai abandonné. J’ai demandé à l’infirmière d’apporter le biberon.

J’avais trop mal aux seins.

De retour à la maison, j’ai réessayé. Par moment, je pleurais en pensant que mes seins étaient brisés, car mon bébé ne prenait pas bien le sein.

Puis, tout s’est placé et j’ai continué d’allaiter.



Ma réponse était maintenant devenue « Je vais arrêter lorsque mon bébé aura des dents » et « Je vais arrêter lorsque mon bébé va manger ».

Bref, Bébé a eu ses premières dents à 10 mois, ne m’a jamais mordue et jusqu’à 11 mois c’était l’allaitement exclusif, car mon bébé ne mangeait pas.

J’ai même songé à reporter mon retour au travail pour pouvoir continuer d’allaiter de sorte que son alimentation soit adéquate, mais deux semaines avant de commencer la garderie, nous avons réussi à introduire la nourriture.


Finalement, ce n’est pas moi qui ai mis fin à l’allaitement.


Tout s’est fait naturellement. Je me souviens encore être assise sur mon divan en train de donner le sein et je savais. Je savais que c’était la dernière fois.


Ce que je ne vous dis pas dans ce récit, c’est que j’ai eu une production de lait INCROYABLE.


Je remercie la vie de m’avoir permis d’allaiter si facilement. En fait, j’avais tellement de lait que j’ai décidé d’être donneuse pour Hema-Québec.


Au total c’est plus de 10 litres de lait que j’aurais donné. Cela représente plus de 4000 boires pour les bébés prématurés.


En plus de tout ça, j’ai donnée du lait à deux de mes amies mamans pour mettre dans le bain de leurs cocos pour soulager leur eczéma et j’ai aussi donné à une maman que je ne connais pas qui a une fille de 7 ans (à l’époque) atteinte d’une maladie et qui, afin d’améliorer sa condition doit boire du lait maternel.


Ensuite, la vie m’a offert pour une deuxième fois, le cadeau d’avoir un autre bébé. J’ai décidé d’y aller avec exactement la même approche.

Cependant, le scénario est différent. L’anxiété ayant repris trop de place dans ma vie, j’ai dû recommencer à prendre de la médication et je n’ai pas pu poursuivre mes dons de lait.

Aussi, Bébé a énormément d’intolérance alimentaire. À mon premier bébé, lorsque je voyais des mamans faire le régime d’éviction, je les trouvais courageuses et je me disais que jamais je ne ferais ça.


J’y suis allé au jour le jour et 7 mois plus tard, j’ai adapté mon alimentation à ses intolérances et j’allaite encore.


Le but de mon témoignage n’est pas d’essayer de passer pour une super-héros, car je n’en suis pas une.


En fait, je veux simplement dire que peu importe ce que les gens vont dire ou penser, l’important c’est de se respecter, de s’écouter et de profiter de chaque moment que ce soit avec ou sans allaitement.


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